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lundi 12 août 2019

Comment Réussir le CRPE (au bout de la 3ème fois)


  J'ai toujours aimé l'école, mais pour autant j'ai toujours détesté apprendre mes leçons par cœur et faire mes devoirs. Et alors maintenant que je sais qu'il est formellement interdit d'en donner (à l'école primaire) depuis 1956 (!), j'ai comme l'impression de m'être fait avoir - pas vous ? 
Sérieusement, j'ai toujours eu mieux à faire que de répondre aux questions de la page tant du manuel de SVT ou d'enchaîner trois exercices de mathématiques trop difficiles pour moi : aménager ma maison Playmobil, écrire un roman, construire une maison dans les Sims...
Bref, difficile d'imaginer qu'avec tout ça j'aie envie de devenir professeure des écoles (mais moi je donnerai pas de devoirs à mes élèves).
Mais le pire pour moi c'était de passer ce fichu concours. Et puis tant qu'à être relou, autant le passer trois fois plutôt qu'une ! Pour encore plus de fun !

Comment j'ai fait, moi, la grosse FLEMMARDE de la vie, pour enfin réussir le CRPE ?

1) Je ne me suis jamais (complètement) découragée 👊

2) J'ai changé d'académie (oups) 😅

3) Et puis... ben j'ai travaillé !😏

© Nishe

MOTIVATION

La première année, j'ai eu de bonnes notes sans trop de préparation (parce que fuck la logique), et j'ai même fini sur liste complémentaire, avec une moyenne de 14,8/20 alors qu'il fallait 15 pour être pris. Et j'ai pas été appelée à 3 places près.
J'avais un peu ce qu'on appelle le seum, mais en même temps ça me faisait un peu peur de m'imaginer là, direct avec une classe devant moi ! 

C'est donc sans rancune que je me suis lancée dans une deuxième année de préparation, où je m'y suis mise à fond, motivée par le fait de ne plus jamais retourner à Agen ! J'y croyais, tout s'était bien passé... puis j'ai vu mes notes catastrophiques, humiliantes ! J'avais 7/20 de moyenne !
Cet échec cuisant m'a fait perdre énormément de confiance en moi : je ne comprenais pas ce qui avait pu me faire perdre autant de points aux oraux, et j'avais envie d'abandonner, dégoûtée.

C'est donc difficilement que je me suis remise à la préparation de mon concours, pour la troisième année de suite. Ce qui était étrange, c'est que j'avais l'impression de connaître déjà beaucoup, de n'avoir besoin que de réviser, et en même temps les notes terribles me revenaient en face et je me disais que quoi que je fasse cela ne servirait à rien, que c'était trop dur pour moi... Mais j'avais aussi le souvenir de mes très bonnes notes de  ma toute première session, alors je me suis accrochée à ça pour rester motivée.



CHOISIR SON ACADEMIE

Après avoir validé mon M2, j'ai suivi mon copain à Orléans, où il avait été affecté pour son travail. Cela signifiait donc changer d'académie, et deux choix s'offraient donc à moi :
- passer le concours dans l'Académie de Bordeaux, où la barre d'admission était montée à 16/20 et accepter que si je l'avais, je devais vivre loin de mon copain ;
-  passer le concours dans l'Académie d'Orléans-Tours, où la barre d'admission était à 10/20 environ et rester vivre avec mon copain.

J'ai donc fait le second choix, et c'est cela qui m'a permis d'avoir mon concours, car avec ma moyenne de 12,5/20, je ne l'aurais pas eu à Bordeaux une nouvelle fois et il faut dire qu'être dans un couple stable, avec pour objectif d'avoir un enfant le plus tôt possible, m'a beaucoup aidée à rester motivée !

Cela implique donc que je suis obligée de commencer ma carrière dans l'Académie d'Orléans-Tours, mais nous projetons de revenir à Bordeaux dès que cela sera possible... dans plusieurs années !



MA PREPARATION

En ce qui concerne ma préparation au concours, je ne me sens pas légitime de vous donner des conseils (si le CRPE vous tente), parce que j'ai eu mon concours au bout de trois fois et que je n'ai pas eu une moyenne excellente, mais si vous vous retrouvez dans mon profil d'étudiante passionnée mais flemmarde, je vais vous expliquer un peu ce que j'ai fait pour l'avoir cette année 💁‍♀


  • en trois ans, j'ai eu le loisir de faire absolument tous les sujets de CRPE qui existent (il y en a trois différents par an depuis 2014 - le concours n'était pas le même avant), entre les officiels et tous les sujets blancs que j'ai pu trouver sur internet et que l'on m'a donnés à l'ESPE, mais je vous conseille de tous les traiter en un an, ce que j'aurais fait dès le début si je m'étais rendu compte de la difficulté ; )
  • j'ai enchaîné les exercices de maths et grammaire niveau collège pour me perfectionner et éliminer la moindre hésitation. Pour cela j'ai acheté des manuels d'entraînement pour chaque classe du collège, j'ai cherché des exercices corrigés sur internet pour chaque notion et je faisais ça tous les jours. J'ai utilisé quelques manuels de préparation au CRPE mais je les trouve nuls car il y a pas mal d'erreurs et les corrections sont souvent hors-propos, parfois trop légères.
  • j'ai pris des cours particuliers avec une étudiante pour renforcer les notions qui me posaient problème en maths - quelques cours ciblés m'ont suffi, accompagnés bien-sûr de séries d'exercices.
  • dans le cadre de mon travail - une garde d'enfant périscolaire - j'ai pu assister à des cours de natation et handball pour enfants (pour préparer l'un des thèmes d'EPS, ma bête noire), réaliser un stage de deux semaines dans son école, en CE2 (j'avais déjà fait des stages durant mon master, je précise) et rencontrer des professeurs qui m'ont proposé leur aide. Quelle que soit votre situation, réalisez des stages supplémentaires et n'hésitez pas à demander partout si vous pouvez rester pour observer, prendre des notes, poser des questions... 
  • la Mission Locale peut délivrer des conventions de stage pour les moins de 25 ans, ce qui m'a permis de réaliser en tout deux stages de deux semaines, très utiles et enrichissants : vu que j'y allais de moi-même, je choisissais ce que je voulais observer pour le concours)
  • j'ai donc bénéficié d'entraînements aux oraux avec les professeurs rencontrés en stage ce qui a été TRÈS UTILE (j'ai eu 16/20 à un oral sur dossier que les profs m'ont fait revoir)
  • lors d'un stage dans une maternelle de Paris en REP, j'ai vu tellement d'enfants à lourds troubles du comportement que j'ai décidé de prendre un petit cours avec une amie qui travaille en psychiatrie, auprès d'enfants scolarisés : cela m'a permis de mieux comprendre ces enfants, leurs angoisses et leurs manifestations, et d'en savoir un peu plus sur ce qu'on peut leur apporter à l'école
  • en terme d'organisation, je faisais des emplois du temps pour me forcer à travailler sur des plages horaires allant de 8h par jour (quand j'étais à fond) à 2h par jour (quand j'en pouvais plus) ou alors je me fixais des objectifs sur une semaine, ce qui marchait bien
  • enfin, j'ai toujours essayé de faire de mon bureau un espace de travail agréable, pratique, bien décoré et bien rangé, avec les fiches utiles accrochées au mur au dessus de mon bureau...
Pour résumer, il ne faut faire d'impasse sur aucun sujet, maîtriser à la perfection le plus de notions possibles et accumuler les expériences en école car elles vous seront d'une aide précieuse aux oraux, surtout pour vous démarquer des autres !



Au final, je garde toujours l'impression que ce concours m'a un peu gâché la vie durant ces trois dernières années, car j'ai drastiquement diminué mes loisirs, je voyais peu ma famille et quand je le faisais je culpabilisais de ne pas travailler.
Cependant, je suis très reconnaissante d'avoir eu la chance de pouvoir achever mes études et passer une année supplémentaire à préparer le concours sans une trop grande préoccupation financière, ce qui m'a été rendu possible par la bourse d'aide à la scolarité sociale, une aide de mes parents, puis la ARPE et la Mission Locale.
J'ai toujours fait un peu de babysitting, mais je ne prenais pas cher de l'heure et surtout, à l'approche du concours, je n'avais plus le temps car je devais travailler la journée, me coucher tôt le soir...

Pouvoir faire ses études sans avoir un travail à côté est un luxe et j'ai conscience que tout le monde ne peut pas se le permettre.

Maintenant que j'ai le concours et que je vais pouvoir commencer à exercer le métier que je prépare depuis trois ans, je suis pleine d'excitation, d'angoisses et d'ambitions... et je souhaite de tout cœur m''y épanouir ! Je vous en parlerai bien entendu sur le blog ; )


Cet article vous a intéressé ? Vous aimeriez en savoir plus ? 
N'hésitez pas à me faire part de vos questions et retours en commentaire !♥

Pour connaître mon parcours scolaire et l'évolution de mes choix d'orientation professionnelle, je vous invite à lire cet article qui y est dédié.

vendredi 21 octobre 2016

Make Sense


   En ce jour de mon anniversaire, que j'attendais avec tant d'impatience étant enfant, et que je redoute maintenant, angoissée à l'idée de vieillir, j'ai décidé d'écrire un article très personnel, mais qui vous fera sans doute écho.
La peur de vieillir, elle regroupe plusieurs craintes: le changement physique, la mort, mais pour moi, c'est avant tout la peur de manquer, rater quelque chose.
C'est une sensation indéfinie qui me prend au ventre et y creuse un vide. Je me réveille parfois, terrifiée à l'idée que je n'ai encore rien fait de ma vie et que la fin approche.
Bien-sûr, c'est une peur irrationnelle, mais elle répond à une question toute bête: pour quoi ai-je envie de vivre ?
Je constate qu'autour de moi beaucoup de mes proches sont insatisfaits de leurs choix d'études ou de travail. Et c'est malheureusement ce qui guide en grande partie notre vie. Au fil de mes introspections, j'ai rédigé une sorte de bilan de ma vie en terme d'orientation scolaire et professionnelle, pour souligner ce qui manque dans notre éducation, et peut-être que mon récit vous remotivera ou au moins vous rassurera.


Donner un sens à sa vie. 

Certaines personnes savent dès leur plus jeune âge où elles vont. 
Mais la plupart des gens n'en ont pas la moindre idée. 
Et pourtant, la question que l'on entend depuis notre enfance, c'est: "qu'aimerais-tu faire quand tu seras grand ?". 
Les gens nous définissent en fonction de notre statut social ou de notre travail, au même titre que notre nom ou notre âge. 

Lorsque je me pose cette question, ma première réaction est de rejeter la linéarité créée par la société. Je ne veux pas faire partie de la masse.
Bon, et alors ? Je n'ai pas envie de m'enfuir vivre nue dans les bois. J'adore l'école, j'adore apprendre, mon plus grand souhait est de devenir mère, et pour être honnête, je suis la première à consommer du superflu, la preuve par ce blog. Rien de bien révolutionnaire.

Quel est donc le problème avec notre société - ou du moins, le problème que je ressens ?

Dès notre enfance, on reçoit une pression plus ou moins importante pour avoir de bonnes notes, savoir ce qu'on veut faire plus tard, faire des études, trouver un travail sûr, gagner beaucoup d'argent, rencontrer la bonne personne et faire des enfants avec. 
L'erreur et le libre arbitre n'ont pas lieu d'être. 

Je pense très sincèrement que l'école obligatoire et gratuite pour tous joue un rôle essentiel dans l'éducation des enfants. Mais elle laisse très peu de place au plaisir, à la créativité et à la liberté. De l'école, on en retient surtout des règles, des leçons à apprendre par cœur et des devoirs. L'école ne fait pas sens, ou si peu, pour des enfants. 

© Lazzari Campaign

Ayant grandi avec un frère autiste, j'ai pensé trouver ma voie très rapidement. Je voulais être éducatrice spécialisée et ainsi m'occuper d'enfants handicapés, et donc de mon frère. 

Tout le monde était très fier de moi.

Puis au collège, je me suis mise à lire des histoires de filles très riches et populaires, qui comme moi, vouaient une passion pour la mode. Mais je n'étais ni riche ni populaire (c'est le moins qu'on puisse dire), alors j'ai écrit mes propres histoires. Je ne ratais aucun numéro de Grazia depuis sa première parution l'année de ma quatrième. Mon film préféré était Le Diable S'habille en Prada. Et avec mon accès à internet, j'ai découvert les blogs.
Je voulais devenir rédactrice de mode. 

Plus personne ne m'a prise au sérieux.

Médiocre en maths et en sport, brillante en français et en anglais, et après avoir passé  quatre ans d'humiliations quotidiennes dans un collège de campagne, la suite de mes études était toute trouvée: le lycée général.
Car bien-sûr, le lycée professionnel, c'était pour les gens qui n'avaient pas d'avenir - comme il était bon de penser à l'époque, et malheureusement encore aujourd'hui... 

J'ai donc bien évidemment fait un bac littéraire, durant lequel mes ambitions de future journaliste restaient les mêmes... ou presque. 
Je n'étais pas une élève très studieuse et je me contentais d'avoir la moyenne. J'étais toujours attirée par l'écriture et par les langues. Suivant mes icônes de mode (Betty à l'époque, et Pandora), j'ai lancé mon blog. Et plus les mois passaient, plus je remettais mon choix de futur métier en question.

Ma mère me disait: "et pourquoi pas prof d'anglais ?" - non, jamais de la vie. Mes amies me disaient: "tu devrais trop faire mannequin" - non, c'est pas un métier. Et les autres disaient: "toi qui adore la mode, je te vois tellement styliste !" - non, je ne sais ni coudre ni dessiner. 

Puis est venu le grand moment de prendre une décision: les inscriptions post-bac.

Suivant donc mon "rêve", j'ai postulé en Licence d'Information et Communication, à l'Université de Bordeaux. 
Je n'ai pas été acceptée.
Ce refus a été pour moi un véritable choc. J'avais été habituée à passer chaque année en classe supérieure sans trop d'efforts, j'avais eu mon bac avec mention assez bien, de façon inespérée, et surtout, je n'avais jamais eu à faire de véritable choix auparavant. Ma vie d'élève avait été un long fleuve tranquille.
Brutalement, je me retrouvais dans des torrents dangereusement proches de la chute: qu'allais-je faire de ma vie ? 
Et surtout, que voulais-je vraiment ? 

La réponse était assez simple dans un premier temps: je voulais quitter Pau et vivre à Bordeaux. Quoiqu'un peu à contre cœur, je me suis donc inscrite en Licence de Langues, Littératures et Civilisations Anglaises.

Je me souviens qu'au tout début de cette première année de fac, dans un des amphis les plus miteux de France, je me suis dit "mais qu'est-ce-que je fais ici ?". 

© Nishe

C'est en première année de fac que j'ai rencontré ce garçon. La relation que j'ai entretenue avec lui pendant deux ans m'a rendu dépressive. 
Je voulais arrêter les cours, devenir mannequin ou actrice. 
Mais j'étais trop lâche, trop peureuse et pas assez naïve pour faire ça.

Que voulais-je vraiment ?

Je voulais cesser de pleurer tous les soirs, de faire des crises d'angoisses toutes les semaines dans ma chambre ou en cours, je voulais redevenir insouciante.
J'ai pensé m'inscrire en BTS Tourisme, pour faire comme ma sœur. J'ai pensé à nouveau au journalisme. Mais ce n'était pas ce que je voulais.
Et j'ai validé ma première année de peu, à nouveau sans aucun effort. Le spectre de cette relation destructrice m'a poursuivi en deuxième année. Je n'avais toujours pas trouvé ma motivation, je ne travaillais pas, et j'assistais aux cours la gorge serrée, le ventre noué, la crise de spasmophilie me guettant à chaque heure.

Puis j'ai décidé d'aller voir un psychologue. J'avais beaucoup de choses à lui dire, mais il m'a aidé sur un point bien précis: quel sens voulais-je donner à ma vie ? 

La réponse m'est apparue comme une évidence. Je voulais obtenir cette licence, puis trouver un travail qui me laisserait assez de temps et d'argent pour élever mes enfants.
Le sens de ma vie ne se résumait qu'au fait de devenir mère, et avant 25 ans.

Les cours ont commencé à m'intéresser avec passion, et je me suis rapproché d'un autre garçon qui était bon élève, et qui me motivait à valider ma deuxième année. J'ai vécu comme un choc le fait d'être envoyée aux rattrapages, qui n'ont pas suffit à rattraper mon premier semestre - mais cela ne m'a pas découragé. 
Je suis passée en troisième année, et j'ai travaillé dur pour me remettre à niveau.
Mais alors que la licence approchait à sa fin, la perpétuelle question des études et du travail revenait me hanter:
Qu'allais-je faire ensuite ? 
Traductrice ? -non, trop sélectif. 
C'était décidé, je voulais travailler auprès d'enfants.
Educatrice ? Orthophoniste ? -j'avais raté les dates d'inscriptions aux concours, il me fallait attendre un an après ma licence...

Puis j'ai eu la révélation. En fait, elle a été plutôt progressive. 

On nous a montré en cours un documentaire présentant deux écoles maternelles. Je me suis imaginée à la place de ces enseignantes, au milieu d'enfants évoluant chaque jour dans leurs apprentissages.
Puis je pensais à ma cousine, qui était une maîtresse d'école adorée de ses élèves. J'ai discuté avec elle, son énergie positive et sa détermination m'ont convaincue. 

Je me suis inscrite en Master MEEF - et la suite, vous la connaissez, j'ai été envoyée à Agen au lieu de Bordeaux ou Pau ;) 

Ce qui me prouve aujourd'hui que je suis sur la bonne voie, c'est que je n'aurais jamais pu quitter Bordeaux si je n'avais pas été certaine au fond de moi que je voulais faire ce métier. 

Ce qui me fait peur, c'est que tout le monde est rassuré et m'encourage dans cette décision. Je crains encore parfois qu'elle ne vienne pas de moi.
Puis je m'imagine faire cours à une classe de jeunes enfants, et cette pensée m'apaise. 

Je constate aussi que le métier d'enseignant est le seul qui s'apparente au statut d'étudiant: après tout, on ne fait que passer de l'autre côté du bureau - le salaire en plus. Et je me souviens d'une parole d'un professeur disant que ce métier était comme une cure de jouvence: les professeurs puisent dans la jeunesse de leurs élèves.
Et cette pensée et sans aucun doute très rassurante.

Je sais aussi que ce métier, dans sa configuration horaire, répond à mon objectif le plus cher: élever mes enfants en étant présente pour eux. 


Au final, je suis plutôt chanceuse, car mes ambitions sont modestes, et elles correspondent exactement au schéma de la société.
Mais peu importe, car après avoir souffert pendant deux ans, perdue entre raison, sentiments et désirs, j'ai finalement retrouvé ma paix intérieure, et je me sens heureuse.
J'ai la conviction d'avoir trouvé une véritable motivation à ma vie, et que ces engagements y répondent. 

Et j'espère que vous aussi, si vous êtes perdu dans vos décisions, vous saurez vous poser les bonnes questions, et surtout, y répondre avec sincérité et courage. 
Car le système éducatif dans lequel nous évoluons ne nous apprend pas à faire des choix, à prendre des décisions. Il nous impose des matières, des contraintes, des modes de pensées, puis nous lâche dans le monde adulte à un âge où l'on veut tout sauf travailler.
A quoi servent les conseillers d'éducation ? Tous ceux que j'ai rencontrés n'ont fait que me déprimer et semer le doute en moi. 
Les métiers manuels et essentiels aux bases de la société, comme l'agriculture, la mécanique, la construction et autres sont dévalorisés et jugés inférieurs aux métiers intellectuels.
Certains parents pensent pouvoir décider à la place de leurs enfants. En plus de leur avoir imposé la vie, ils leurs imposent leurs propres souhaits: comment trouver du sens à sa vie lorsqu'on vit par procuration ?

Il en va de même pour le choix de devenir parent ou pas, qui ne devrait pas être objet de pression de la part de la société.

Dans quelques années, j'espère être capable d'élever mes enfants en me souvenant de tout ce que j'ai pu traverser jusqu'ici. Je ne serai pas en mesure de les aider systématiquement, mais je chercherai à les accompagner sans que mes craintes et désirs ne les influent, et surtout, à les rassurer et être à leur écoute, comme l'ont été mes parents. 



Que pensez-vous de cet article ? Ce sujet vous intéresse-t-il ?
Dites-moi tout chers lecteurs, et vous m'ouvrirez peut-être les yeux sur des points auxquels je n'avais pas pensés ;)


© Lorenzo Scudiero


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