lundi 24 octobre 2016

The Cool Thing To Do




25/09/16


   Lors d'un dimanche pluvieux à la campagne dans ma famille, j'ai profité de la venue de ma petite sœur pour faire quelques photos de ma tenue. 
Et telle ne fut pas ma surprise lorsque je la vis arriver vêtue tout droit sortie d'une série des années 90, chemise à carreaux et salopette en jean grunge (voir photo en fin d'article) ! 

A côté j'ai l'air d'une pimbêche des 80's avec ma chemise à fleurs kitsch et ma jupe à boutons rose bubblegum. Mais j'aime ça. 

Et écoutez absolument (ou lisez) les paroles de cette chanson, elle est vraiment géniale, hehe. 


   On a rainy Sunday spent with my family at the country, my little sister helped me taking those snapshots of a basic retro outfit (please excuse me if you feel confused with my definition of basics) I had concocted for the occasion: a vintage floral shirt whose pink roses suited perfectly my brand new pink skirt from Zaful.

My 11 year old sister arrived on that day almost as tall as me, happy-go-luckily wearing black denim dungarees and a plaid shirt and I thought she was like a cool kid out of some 90's american series... And look at me in this so-stuck-up 80's outfit ! 



Shirt - Vintage 



♥♥♥


xxx 

vendredi 21 octobre 2016

Make Sense


   En ce jour de mon anniversaire, que j'attendais avec tant d'impatience étant enfant, et que je redoute maintenant, angoissée à l'idée de vieillir, j'ai décidé d'écrire un article très personnel, mais qui vous fera sans doute écho.
La peur de vieillir, elle regroupe plusieurs craintes: le changement physique, la mort, mais pour moi, c'est avant tout la peur de manquer, rater quelque chose.
C'est une sensation indéfinie qui me prend au ventre et y creuse un vide. Je me réveille parfois, terrifiée à l'idée que je n'ai encore rien fait de ma vie et que la fin approche.
Bien-sûr, c'est une peur irrationnelle, mais elle répond à une question toute bête: pour quoi ai-je envie de vivre ?
Je constate qu'autour de moi beaucoup de mes proches sont insatisfaits de leurs choix d'études ou de travail. Et c'est malheureusement ce qui guide en grande partie notre vie. Au fil de mes introspections, j'ai rédigé une sorte de bilan de ma vie en terme d'orientation scolaire et professionnelle, pour souligner ce qui manque dans notre éducation, et peut-être que mon récit vous remotivera ou au moins vous rassurera.


Donner un sens à sa vie. 

Certaines personnes savent dès leur plus jeune âge où elles vont. 
Mais la plupart des gens n'en ont pas la moindre idée. 
Et pourtant, la question que l'on entend depuis notre enfance, c'est: "qu'aimerais-tu faire quand tu seras grand ?"
Les gens nous définissent en fonction de notre statut social ou de notre travail, au même titre que notre nom ou notre âge. 

Lorsque je me pose cette question, ma première réaction est de rejeter la linéarité créée par la société. Je ne veux pas faire partie de la masse.
Bon, et alors ? Je n'ai pas envie de m'enfuir vivre nue dans les bois. J'adore l'école, j'adore apprendre, mon plus grand souhait est de devenir mère, et pour être honnête, je suis la première à consommer du superflu, la preuve par ce blog. Rien de bien révolutionnaire.

Quel est donc le problème avec notre société - ou du moins, le problème que je ressens ?

Dès notre enfance, on reçoit une pression plus ou moins importante pour avoir de bonnes notes, savoir ce qu'on veut faire plus tard, faire des études, trouver un travail sûr, gagner beaucoup d'argent, rencontrer la bonne personne et faire des enfants avec. 
L'erreur et le libre arbitre n'ont pas lieu d'être. 

Je pense très sincèrement que l'école obligatoire et gratuite pour tous joue un rôle essentiel dans l'éducation des enfants. Mais elle laisse très peu de place au plaisir, à la créativité et à la liberté. De l'école, on en retient surtout des règles, des leçons à apprendre par cœur et des devoirs. L'école ne fait pas sens, ou si peu, pour des enfants. 

© Lazzari Campaign

Ayant grandi avec un frère autiste, j'ai pensé trouver ma voie très rapidement. Je voulais être éducatrice spécialisée et ainsi m'occuper d'enfants handicapés, et donc de mon frère. 

Tout le monde était très fier de moi.

Puis au collège, je me suis mise à lire des histoires de filles très riches et populaires, qui comme moi, vouaient une passion pour la mode. Mais je n'étais ni riche ni populaire (c'est le moins qu'on puisse dire), alors j'ai écrit mes propres histoires. Je ne ratais aucun numéro de Grazia depuis sa première parution l'année de ma quatrième. Mon film préféré était Le Diable S'habille en Prada. Et avec mon accès à internet, j'ai découvert les blogs.
Je voulais devenir rédactrice de mode

Plus personne ne m'a prise au sérieux.

Médiocre en maths et en sport, brillante en français et en anglais, et après avoir passé  quatre ans d'humiliations quotidiennes dans un collège de campagne, la suite de mes études était toute trouvée: le lycée général.
Car bien-sûr, le lycée professionnel, c'était pour les gens qui n'avaient pas d'avenir - comme il était bon de penser à l'époque, et malheureusement encore aujourd'hui... 

J'ai donc bien évidemment fait un bac littéraire, durant lequel mes ambitions de future journaliste restaient les mêmes... ou presque. 
Je n'étais pas une élève très studieuse et je me contentais d'avoir la moyenne. J'étais toujours attirée par l'écriture et par les langues. Suivant mes icônes de mode (Betty à l'époque, et Pandora), j'ai lancé mon blog. Et plus les mois passaient, plus je remettais mon choix de futur métier en question.

Ma mère me disait: "et pourquoi pas prof d'anglais ?" - non, jamais de la vie. Mes amies me disaient: "tu devrais trop faire mannequin" - non, c'est pas un métier. Et les autres disaient: "toi qui adore la mode, je te vois tellement styliste !" - non, je ne sais ni coudre ni dessiner. 

Puis est venu le grand moment de prendre une décision: les inscriptions post-bac.

Suivant donc mon "rêve", j'ai postulé en Licence d'Information et Communication, à l'Université de Bordeaux. 
Je n'ai pas été acceptée.
Ce refus a été pour moi un véritable choc. J'avais été habituée à passer chaque année en classe supérieure sans trop d'efforts, j'avais eu mon bac avec mention assez bien, de façon inespérée, et surtout, je n'avais jamais eu à faire de véritable choix auparavant. Ma vie d'élève avait été un long fleuve tranquille.
Brutalement, je me retrouvais dans des torrents dangereusement proches de la chute: qu'allais-je faire de ma vie ? 
Et surtout, que voulais-je vraiment ? 

La réponse était assez simple dans un premier temps: je voulais quitter Pau et vivre à Bordeaux. Quoiqu'un peu à contre cœur, je me suis donc inscrite en Licence de Langues, Littératures et Civilisations Anglaises.

Je me souviens qu'au tout début de cette première année de fac, dans un des amphis les plus miteux de France, je me suis dit "mais qu'est-ce-que je fais ici ?"

© Nishe

C'est en première année de fac que j'ai rencontré ce garçon. La relation que j'ai entretenue avec lui pendant deux ans m'a rendu dépressive
Je voulais arrêter les cours, devenir mannequin ou actrice
Mais j'étais trop lâche, trop peureuse et pas assez naïve pour faire ça.

Que voulais-je vraiment ?

Je voulais cesser de pleurer tous les soirs, de faire des crises d'angoisses toutes les semaines dans ma chambre ou en cours, je voulais redevenir insouciante.
J'ai pensé m'inscrire en BTS Tourisme, pour faire comme ma sœur. J'ai pensé à nouveau au journalisme. Mais ce n'était pas ce que je voulais.
Et j'ai validé ma première année de peu, à nouveau sans aucun effort. Le spectre de cette relation destructrice m'a poursuivi en deuxième année. Je n'avais toujours pas trouvé ma motivation, je ne travaillais pas, et j'assistais aux cours la gorge serrée, le ventre noué, la crise de spasmophilie me guettant à chaque heure.

Puis j'ai décidé d'aller voir un psychologue. J'avais beaucoup de choses à lui dire, mais il m'a aidé sur un point bien précis: quel sens voulais-je donner à ma vie ? 

La réponse m'est apparue comme une évidence. Je voulais obtenir cette licence, puis trouver un travail qui me laisserait assez de temps et d'argent pour élever mes enfants.
Le sens de ma vie ne se résumait qu'au fait de devenir mère, et avant 25 ans.

Les cours ont commencé à m'intéresser avec passion, et je me suis rapproché d'un autre garçon qui était bon élève, et qui me motivait à valider ma deuxième année. J'ai vécu comme un choc le fait d'être envoyée aux rattrapages, qui n'ont pas suffit à rattraper mon premier semestre - mais cela ne m'a pas découragé. 
Je suis passée en troisième année, et j'ai travaillé dur pour me remettre à niveau.
Mais alors que la licence approchait à sa fin, la perpétuelle question des études et du travail revenait me hanter:
Qu'allais-je faire ensuite ? 
Traductrice ? -non, trop sélectif. 
C'était décidé, je voulais travailler auprès d'enfants.
Educatrice ? Orthophoniste ? -j'avais raté les dates d'inscriptions aux concours, il me fallait attendre un an après ma licence...

Puis j'ai eu la révélation. En fait, elle a été plutôt progressive

On nous a montré en cours un documentaire présentant deux écoles maternelles. Je me suis imaginée à la place de ces enseignantes, au milieu d'enfants évoluant chaque jour dans leurs apprentissages.
Puis je pensais à ma cousine, qui était une maîtresse d'école adorée de ses élèves. J'ai discuté avec elle, son énergie positive et sa détermination m'ont convaincue. 

Je me suis inscrite en Master MEEF - et la suite, vous la connaissez, j'ai été envoyée à Agen au lieu de Bordeaux ou Pau ;) 

Ce qui me prouve aujourd'hui que je suis sur la bonne voie, c'est que je n'aurais jamais pu quitter Bordeaux si je n'avais pas été certaine au fond de moi que je voulais faire ce métier. 

Ce qui me fait peur, c'est que tout le monde est rassuré et m'encourage dans cette décision. Je crains encore parfois qu'elle ne vienne pas de moi.
Puis je m'imagine faire cours à une classe de jeunes enfants, et cette pensée m'apaise

Je constate aussi que le métier d'enseignant est le seul qui s'apparente au statut d'étudiant: après tout, on ne fait que passer de l'autre côté du bureau - le salaire en plus. Et je me souviens d'une parole d'un professeur disant que ce métier était comme une cure de jouvence: les professeurs puisent dans la jeunesse de leurs élèves.
Et cette pensée et sans aucun doute très rassurante.

Je sais aussi que ce métier, dans sa configuration horaire, répond à mon objectif le plus cher: élever mes enfants en étant présente pour eux. 


Au final, je suis plutôt chanceuse, car mes ambitions sont modestes, et elles correspondent exactement au schéma de la société.
Mais peu importe, car après avoir souffert pendant deux ans, perdue entre raison, sentiments et désirs, j'ai finalement retrouvé ma paix intérieure, et je me sens heureuse.
J'ai la conviction d'avoir trouvé une véritable motivation à ma vie, et que ces engagements y répondent. 

Et j'espère que vous aussi, si vous êtes perdu dans vos décisions, vous saurez vous poser les bonnes questions, et surtout, y répondre avec sincérité et courage
Car le système éducatif dans lequel nous évoluons ne nous apprend pas à faire des choix, à prendre des décisions. Il nous impose des matières, des contraintes, des modes de pensées, puis nous lâche dans le monde adulte à un âge où l'on veut tout sauf travailler.
A quoi servent les conseillers d'éducation ? Tous ceux que j'ai rencontrés n'ont fait que me déprimer et semer le doute en moi. 
Les métiers manuels et essentiels aux bases de la société, comme l'agriculture, la mécanique, la construction et autres sont dévalorisés et jugés inférieurs aux métiers intellectuels.
Certains parents pensent pouvoir décider à la place de leurs enfants. En plus de leur avoir imposé la vie, ils leurs imposent leurs propres souhaits: comment trouver du sens à sa vie lorsqu'on vit par procuration ?

Il en va de même pour le choix de devenir parent ou pas, qui ne devrait pas être objet de pression de la part de la société.

Dans quelques années, j'espère être capable d'élever mes enfants en me souvenant de tout ce que j'ai pu traverser jusqu'ici. Je ne serai pas en mesure de les aider systématiquement, mais je chercherai à les accompagner sans que mes craintes et désirs ne les influent, et surtout, à les rassurer et être à leur écoute, comme l'ont été mes parents. 



Que pensez-vous de cet article ? Ce sujet vous intéresse-t-il ?
Dites-moi tout chers lecteurs, et vous m'ouvrirez peut-être les yeux sur des points auxquels je n'avais pas pensés ;)


© Lorenzo Scudiero


xxx


mardi 18 octobre 2016

Bereft In Deathly Bloom



24/06/16 - La Teste de Buch
 


   Il y a quelques semaines je vous présentais ma série réalisée par Solène... c'est maintenant le travail de Laurine qui est à l'honneur ! Ces clichés ont donc été réalisés le même jour, entre un petit port de pêche et un lac bordé de pins que nous avons trouvé sur le chemin du retour.
La lumière était très blanche et j'avais du mal à garder les yeux ouverts, d'où les sourcils froncés qui étaient à la base involontaires (du coup, autant en jouer !).
L'ambiance de ces photos est complètement différente. Je trouve qu'ici il en ressort une atmosphère plus pesante et dramatique, comme si je me retrouvais perdue dans un village abandonné. Atmosphère que j'ai accentuée avec cette géniale et obscure musique de Bauhaus, découverte grâce à Jam & Jones !♥

Que pensez-vous de cette série ? (Re)découvrez ma première série avec Laurine ici !


A few weeks ago I published a first series of pictures taken by Solène on the same day. 
Today it's Laurine's turn to have her work unveiled !

We had stepped by a small fishing port then ended up near some lake borded with pines on our way back home.The light was very white and to be honest I had trouble keeping my eyes open, hence the frowned eyebrows. 

I find this series to be very different from the previous one. The atmosphere was heavier and quite dramatic, as if I was lost in some deserted place. I emphasized this sensation with a gloomy song.

So how do you like these pictures ? Have a look at Laurine and I's first work together


 



 Playsuit - Pull & Bear




Backstage shot:
Pleure pas Laurielle ! 


Bisous bisous !

samedi 15 octobre 2016

Western Girl




28/09/16


   Lorsque j'ai reçu ce short en daim perforé que j'avais choisi sur Zaful, j'ai tout de suite vu en lui un potentiel "conquête de l'ouest" - que j'ai associé à une musique très "épique".

Bien que cette période de l'Histoire soit finalement aussi accablante que la Seconde Guerre Mondiale (j'ai un peu du mal à digérer le cours sur le massacre des natifs), les Western ont tellement bien joué leur rôle qu'il est dur de résister à la récupération de certains codes stylistiques.
Cette tenue emprunte donc aussi bien aux habits traditionnels amérindiens (les franges, le daim) qu'à la mode victorienne (dentelle, col haut). Le côté androgyne renforce l'imagerie du cowboy.

Et vous, qu'en pensez-vous ?


When I chose these suede cut out shorts on Zaful, I saw in them a high potential of western style. 
Although the Conquest of the West is a period probably as horrifying as World War II, the westerns have played their part so well that today it is hard to resist picking a few elements in both Indian (tassels, suede) and Victorian (lace, high neck) wardrobes. The boyish side of this outfit emphasizes the cowboy-like effect. 

So, what do you think about it ?









Suede fringed jacket - CNDirect
Embroidered top - Pull & Bear
Floral tights - Calzedonia
Brogues - H&M


INSPIRATIONS
Violet Hell
Victorian fashion

Eniluapski // Marie Adôre by Ines Chtouki


XOXO