vendredi 8 juillet 2016

June Melodrama





Extrait de mon journal intime, ou le mélodrame de ma vie:


"03/07/16 - 9:30 - Dans le train pour Bordeaux

   Cher journal, une nouvelle est venue ruiner mes plans de façon assez brutale et soudaine. Une possibilité que je refusais d'imaginer. Une erreur de calcul à laquelle je n'avais pas laissé lieu d'être. J'aurais du être contente de recevoir une réponse favorable à ma demande d'admission en master. Après tant d'années à passer les étapes sans travailler, j'avais pour une fois récolté le fruit de véritables efforts.

En arrivant à Bordeaux j'ai laissé derrière moi un flot de souvenirs ancrés dans ma ville natale, Pau. J'ai fait du négatif une force et du positif ma paix intérieure. Et si j'étais loin d'imaginer qu'un élément viendrait mettre à sang ma paix intérieure, Bordeaux m'a accueillie dans sa douceur, sa beauté - et il est sans doute difficile d'imaginer que l'on puisse s'attacher autant à une ville, mais Bordeaux m'a vu pleurer, hurler, souffrir, espérer, libérer mon passé qui était parfois trop lourd et m'empêchait d'avancer. Bordeaux m'a aidé à sortir de cette guerre contre moi-même, et Bordeaux m'a vu grandir

Cela fait maintenant plus d'un an que j'ai cessé de pleurer tous les soirs en pensant à toi. Un an que j'ai ouvert les yeux sur mon avenir. 

En quittant Bordeaux je dois abandonner toutes les personnes qui m'ont accompagnée durant toutes ces étapes. Et je dois achever un chapitre de ma vie. 

En acceptant de rencontrer une nouvelle ville j'accepte de faire un pas de plus vers ma vie adulte

Bordeaux m'a bercée de toute sa bienveillance, et je dois maintenant lâcher cette main protectrice pour tâcher de construire mon avenir toute seule. 

J'ai lâchement accepté la facilité, et je me sens pourtant si courageuse. J'ai beaucoup pleuré et je pleure encore dans ce train qui me ramène de Paris à Bordeaux.

Et si le monstre noir revient me hanter ?
Et si je n'ai plus envie d'être mature et courageuse ? 

Bordeaux m'a apaisé de ce doux fourmillement des métropoles. La vie, les lumières, les commerces, les tramways, les bars, les sirènes de police, la foule...

J'ai besoin de la ville.

Et pourtant, sur la balance des pour et contre, il y a un argument favorable à mon départ. Il pèse plus lourd que tous les contre réunis: mon avenir

Je pense que c'est à peu près tout ce qui a traversé mon esprit en cette journée où les réponses d'admission en master nous ont été envoyées. 

Le désespoir, la tristesse, la colère, le doute, la raison. Relativiser

Se dire qu'Agen, c'est pas si loin.
Entendre toute ta famille te parler de pruneaux. Entendre ton cousin dire qu'il y a passé les pires années de sa vie. Entendre tout Paris demander "euh c'est où en fait ?". Passer la soirée à lire la page Wikipédia de la ville et ne rien lire d'intéressant. Visiter la ville avec Street View. Taper "Zara Agen" sur Google et tomber sur "Zara Bordeaux". Pleurer parce qu'il n'y a pas de Zara. Te dire qu'Agen c'est vraiment pire que ce que tu pensais. Rire nerveusement. Regarder le prix des loyers et remercier Dieu pour le shopping en ligne. 
Penser à Maïssa, à Ninon. Pleurer à nouveau. 


Bordeaux, je reviendrai."


Si vous avez eu la foi de lire mon récit des plus tragiques (je suis très théâtrale quand j'écris dans mon journal, hehe)  jusqu'au bout, tout d'abord, merci ;)

Comme vous le savez, j'ai donc validé ma licence et ai postulé pour un master. Je m'attendais à être prise à Pau dans le pire des cas, et je n'avais pas envisagé Agen. J'avais même juré que je ne mettrai jamais les pieds là-bas.
On nous a expliqué que c'était un tirage au sort qui nous répartissait entre les sites de Bordeaux, Pau et Agen, faute de places suffisantes à Bordeaux, très demandé.

C'est donc pour un an au moins que je pars vivre dans cette ville sans Zara, où je n'aurai aucune tentation pour me distraire de mes études (euh, internet quand même ?) mais où les loyers sont tellement bas que je pourrai au moins essayer de renflouer mon dressing (pour mon bien psychologique et le bien de ce blog).

N'hésitez pas à me raconter vos traumas avec la ville d'Agen, vos bonnes ou mauvaises nouvelles concernant vos études ou autre - j'espère que vous allez tous bien, et je vous souhaite un très bel été à tous ! ♥


13/06/16 - Bordeaux
Mon amie Johana est passée me faire un coucou et j'en ai profité pour lui offrir ce bracelet éclair que j'avais choisi sur Rings & Tings et qui était trop grand pour moi. 

Dans ma rue. 

 Séance photo dans une demeure magnifique, avec David derrière l'objectif et les créations de Karine mises en scène.
Johana m'avait fait un superbe smokey, et Mylene a réalisé cette coiffure crantée.

 Ma petite tête après la séance. 

14/06/16 - Délicieux et joli goûter au Kokomo Café


16/06/16 - Départ de Bordeaux en car à 22h.

17/06/16 - Arrivée à Paris à 6h.
Petit-déjeuner au Starbucks & déjeuner au Tape Bar



 19/06/16 - Lacanau Océan
 Dimanche en famille pour fêter l'anniversaire de ma maman.



22/06/16 - Au Pain Quotidien, Bordeaux
Goûter avec ma grande sœur Dorothée et sa fille Maïssa


27/06/16 - Paris


 28/06/16 - Paris


30/07/16 - Parc Floral de Paris, Vincennes.
Retrouvailles et shooting (à venir) avec Sybille ! ♥


Bisous bisous !

dimanche 3 juillet 2016

The Mad Hatter



(This song reminded me of the caterpillar's scene)


11/10/15 - Jardin des Serres d'Auteuil 


   The third part of  my series made with Marion, An Alice Story: The Mad Hatter
We were supposed to make an editorial so we created a stylish character wearing a masculine suit, with funny touches like the glittering socks, floral slippers and accumulation of hats and watches - as time is a serious matter in the book. 

The makeup and hairstyling were done by Marion number 2, and Sonia helped us with the styling.

By the way, I've finally read the original Lewis Carroll's story, and now I have to continue with Through The Looking Glass, which is the sequel of Alice's Adventures In Wonderland - but you must be aware of that of course. 

 

   Chers lecteurs, on se retrouve pour la troisième partie de ma série réalisée avec Marion sur le thème d'Alice Aux Pays des Merveilles.
J'incarnais le personnage du Chapelier Fou, revisité façon éditorial mode. Nous avons donc choisi un costume masculin que nous avons décalé avec des chaussettes à paillettes, mocassins à fleurs et une accumulation de chapeau et de montres (la question du temps étant cruciale au Pays des Merveilles).

Le maquillage et la coiffure ont été réalisés par Marion n°2, et Sonia nous a aidé pour le stylisme. Merci encore à vous les filles !

Au passage, j'ai enfin lu la véritable histoire d'Alice, écrite par Lewis Carroll, et je dois maintenant lire la suite: De l'Autre Côté du Miroir !







XOXO

vendredi 24 juin 2016

Poitiers




17/06/16 - Poitiers

An unexpected but happy short visit of Poitiers. 

Vous vous souvenez de mes péripéties toulousaines ? Quand je devais me rendre au consulat de Tunis qui était fermé et que les catastrophes se sont enchaînés ? 
Et bien mon court séjour à Poitiers, il résulte un peu de la même histoire, mais en plus cool - bien plus cool.

Tout a commencé alors que j'accompagnais mon copain à Paris, pour un rendez-vous au consulat des Etats-Unis (qui lui n'était donc pas fermé). Nous avions décidé de prendre le car afin de payer moins cher, car nous devions faire l'aller retour dans la journée, et j'étais très enjouée à l'idée de vivre cette trépidante aventure.

Sauf que le car, c'est pas vraiment le même confort que le train (j'adore prendre le train), et c'est surtout bien plus long. Nous avons donc passé la nuit à essayer de trouver une position confortable pour dormir (le trajet durait huit heures) et c'est après quelques maigres heures de sommeil que nous sommes arrivés à Paris, au lever du jour. 

Nous nous sommes retranchés dans un Starbucks dès l'ouverture, afin de patienter jusqu'au rendez-vous, et tout s'est très bien passé jusqu'à notre départ. Le car du retour prévoyait une heure de plus (neuf heures donc). Alors qu'on pensait que le retour ne pourrait pas être pire que l'allée, on s'est finalement retrouvés bloqués pendant trois quart d'heures par un accident, à vingts minutes de Paris, sous une chaleur croulante. 
(Notez mon passage tout à fait incorrect du "nous" au "on", que je peux cependant justifier par un passage de la joie au cauchemar).

On s'est dit qu'on tiendrait pas le coup, qu'on allait mourir avant d'arriver à Bordeaux. On a tenu quatre heures de plus dans ce maudit car, on a quand même fini par discuter gaiement avec les autres passagers, on a traversé Tours sous une tempête de grêle, puis on s'est décidés à réserver une chambre d'hôtel à Poitiers

On ne connaissait pas du tout cette petite ville, et c'est un magnifique coucher de soleil qui nous a accueilli. Après un bon petit repas italien, et un bain moussant des plus relaxants à l'hôtel, on a retrouvé le confort d'un lit douillet dans lequel on a pas tenu plus de trois secondes éveillés, et nous avons pu profiter le lendemain matin d'un peu de temps pour visiter le centre historique de la ville avant notre covoiturage pour Bordeaux.

Finalement, j'ai eu ma petite aventure heureuse ! 
Et quand je relis mon article sur ma virée à Toulouse, je me dis que notre allée retour en car à côté c'était vraiment de la rigolade, haha.


18/06/16
Vitrine d'un opticien. 
Patrimoine historique et modernité mêlés.
Tour tournante. 
Sourire pour cacher la misère du matin.
Illusion d'Optique.

Bisous bisous !